Le journal

Quentin Carnaille, des mécanismes aux œuvres dans l’espace

Texte et photographies : Sébastien Gras

Quentin Carnaille travaille une petite pièce à son établi, au milieu des étincelles.
Suivre le geste et le travail de l’artiste, au plus près de l’établi.

Certaines œuvres demandent de changer plusieurs fois de distance pour les découvrir. On regarde un ensemble, puis un détail attire l’attention. Un mécanisme, une matière ou un équilibre invite à revenir sur ce que l’on vient de voir.

Avec Quentin Carnaille, j’ai réalisé plusieurs reportages autour de ses œuvres et de son travail, ainsi que des prises de vue de montres. J’ai aussi créé son site internet. Ce récit rassemble quelques-unes de mes séries, de l’atelier aux œuvres présentées dans leur espace.

Dans la démarche de cet artiste contemporain, les mécanismes horlogers, le temps et la perception occupent une place importante. Mes photographies cherchent à laisser apparaître cette présence, sans enfermer les œuvres dans une seule façon de les regarder.

Rencontrer l’artiste à travers son travail

Dans un atelier, il y a l’œuvre en cours, mais aussi les gestes, les outils et ce qui se trouve autour. Ces éléments donnent une première idée de la manière dont l’artiste travaille. J’aime les regarder comme des parties d’un même récit.

Une vue de l’établi permet de situer le travail. Puis le cadrage se resserre : une loupe, des mains qui manipulent de petits éléments, un mécanisme que l’on découvre de près. Le portrait peut apparaître dans ces moments, au milieu de ce qui se fait.

Cette approche du reportage photo autour d’un atelier permet de présenter une démarche en restant proche des situations et des matières. Elle ouvre sur les œuvres, avec les personnes et le travail qui les accompagnent.

Vue d’ensemble de l’atelier de Quentin Carnaille, avec établis, outils et matériaux.
Situer les gestes dans leur environnement de création.
Travail minutieux sur des éléments horlogers au-dessus d’un plateau dans l’atelier.
Les petits éléments et les gestes qui donnent forme aux œuvres.
Un mécanisme horloger maintenu par un support à pinces dans l’atelier.
Un cadrage plus proche pour raconter la précision du travail.

Trouver le point de vue qui laisse vivre l’œuvre

Photographier une œuvre demande de regarder ce qu’un cadrage peut montrer et ce qu’il laisse en dehors. La distance, la lumière et l’arrière-plan changent sa présence dans l’image. Une seule photographie ne dit pas toujours tout.

Avec Ouroboros, une vue d’ensemble laisse lire la silhouette de la sculpture, puis le regard se rapproche des éléments qui la composent. Ailleurs, des cadrans réunis deviennent une matière à part entière. Une même série peut ainsi passer de la forme au détail, sans demander à une seule image de tout montrer.

Les séries Ouroboros et Équilibre présentées dans mon portfolio prolongent cette manière de regarder. Elles permettent de passer d’une première impression à une lecture plus attentive des formes et de leur présence.

Sculpture dorée Ouroboros de Quentin Carnaille photographiée sur un fond sombre.
Une photographie d’ensemble pour laisser apparaître la silhouette de l’œuvre.
Gros plan sur les éléments dorés de la sculpture Ouroboros de Quentin Carnaille.
Se rapprocher de l’œuvre pour montrer sa matière et ses détails.
Sculpture de Quentin Carnaille représentant une silhouette en marche, photographiée sur un fond clair.
Isoler la sculpture pour en lire les proportions et la silhouette.
Cadrans de montres et éléments horlogers réunis en une composition serrée.
Des détails pour montrer la matière horlogère.

Raconter aussi l’espace et les expositions

Une œuvre installée dans un lieu ne se regarde pas comme un objet isolé. L’architecture, la lumière et la place laissée autour d’elle participent à ce que l’on découvre.

Avec Équilibre, les surfaces réfléchissantes changent selon le point de vue et ce qui les entoure. Une photographie de préparation garde la présence des personnes autour de la sculpture ; une vue plus large la replace ensuite dans son environnement. Les œuvres présentées dans une vitrine ou suspendues appellent encore d’autres cadrages.

Ces séries complètent les photographies d’atelier et les vues de détail. Vous pouvez retrouver mes reportages avec Quentin Carnaille dans les différents ensembles du portfolio.

Une personne nettoie les surfaces réfléchissantes d’une sculpture, dans la série Équilibre.
Le reportage garde aussi les moments de préparation et de mise en place.
Sculpture géométrique réfléchissante photographiée à l’extérieur dans la série Équilibre.
Replacer l’œuvre dans un lieu et dans la lumière qui l’entoure.
Pièce horlogère suspendue devant un cadre, photographiée dans la série Altérité.
Une autre manière de présenter l’œuvre et sa présence dans l’espace.

Des packshots de montres aux détails horlogers

Une montre demande encore une autre attention. La taille de l’objet, ses surfaces et les détails qui le composent invitent à travailler avec des cadrages précis. Il faut donner des repères tout en laissant une place à la matière et aux reflets.

J’ai réalisé ces packshots de montres liées au travail de Quentin avec plusieurs angles pour montrer leur forme et leurs détails. La face, le profil et le dos apportent des informations différentes et permettent de construire une série plutôt qu’une seule image isolée.

Ces photographies horlogères trouvent leur place à côté des autres reportages. Elles ouvrent sur une autre échelle de son univers et sur des images plus proches du travail de photographie d’objet.

Montre Quentin Carnaille vue de face, avec bracelet noir et mécanismes apparents.
Une vue de face pour découvrir le cadran et ses mécanismes.
Montre photographiée de profil sur un support sombre, avec le bracelet déployé.
Le profil montre une autre lecture du volume et du boîtier.
Dos d’une montre et de son bracelet portant la signature Q. Carnaille.
Le verso et les détails de signature complètent la série produit.

Relier les reportages à la présentation de l’artiste

Pour un site d’artiste, les photographies peuvent accompagner plusieurs découvertes : la personne, une œuvre, un projet ou une exposition. Le choix et l’ordre des images doivent permettre de passer de l’une à l’autre avec une certaine liberté.

J’ai également créé le site de Quentin. Les photographies que je présente dans cet article correspondent à certains de mes reportages autour de son travail. Ces deux regards se rejoignent dans la manière de donner une place aux œuvres et de construire un parcours entre les projets.

Pour la création de contenus photographiques autour d’un artiste, je pars des images et des situations à montrer. Une série peut ensuite accompagner une page de projet, une présentation ou une publication, selon le contexte et les supports prévus.

Œuvres et éléments horlogers disposés dans une vitrine éclairée.
Photographier aussi les objets dans leur espace de présentation.
Œuvre horlogère suspendue sur un support, dans un espace de présentation.
Une vue de présentation issue du portfolio Art Up.

Ces différents reportages m’ont permis de passer des gestes de l’atelier aux œuvres dans leur espace, puis aux détails des montres. Des prises de vue à des échelles différentes, avec la même attention portée à ce que les images permettent de découvrir.

Pour vos œuvres, une exposition ou votre communication d’artiste, nous pouvons préparer des photographies et réfléchir à un projet vidéo adapté à votre démarche. Parlons de votre projet.

En lien avec ce projet

Reportage photographique au sein d’une entreprise.

Photographie institutionnelle & reportage entreprise

Appareil photo utilisé pour la création de contenus visuels.

Création de contenus photo & vidéo